Archive for the 'google' Category

Google Chrome OS

Google lance une véritable bombe thermonucléaire sur le monopole bien gardé de Microsoft. Les rumeurs couraient bon train depuis quelques mois, et même quelques années. Personnellement je n’y croyais pas car il me semble que Google s’éloigne de son coeur de métier, mais il faut avouer que je ne suis pas insensible à l’idée de voir un challenger de poids proposer une alternative sérieuse à Windows.

J’aime beaucoup le navigateur Chrome et j’ai hâte qu’il soit disponible en version stable pour Linux. Ce qu’ils ont fait avec Chrome montre que les ingénieurs de Google ont des idées neuves et le talent pour les mettre en oeuvre. Pour Chrome OS, le défi est d’une toute autre ampleur et l’ambition clairement affichée. Créer un OS fiable, rapide et conviviable. Je suis certain que les ingénieurs de Google sauront répondre à chacun de ces critères.

C’est une bonne chose que Google ait décidé de développer un OS spécifique pour le marché des PC car celui-ci a des exigences différentes en matière d’ergonomie que les téléphones portables. Cela permettra d’ailleurs aux équipes d’Android de concentrer leurs développements sur le marché très prometteur des terminaux mobiles, et aux équipes de Chrome OS de travailler sur l’ergonomie propre aux PC.

Google a une vision de l’informatique diamétralement opposée à celle de Microsoft. Il sera donc intéressant de voir la concrétisation de cette vision car elle apportera un regard nouveau sur notre relation à la machine. Microsoft base son modèle économique sur la notion de biens et de possession alors que Google met en avant les possibilités en matière de services et de mutualisation qu’offrent les réseaux. Il y a autant de différence entre le modèle économique de Microsoft et celui de Google qu’entre la notion d’économique primaire et tertiaire.

Je suis ravi que Google assume sans complexe son rôle de challenger de Microsoft car cela va mettre un terme à l’économie de rente qu’est devenue le marché des systèmes d’exploitation pour favoriser au contraire l’innovation.

Pourquoi Google a-t-il développé son propre navigateur ?

Je reviens aujourd’hui sur la sortie du navigateur Chrome développé par Google. Cette sortie a fait beaucoup de bruit tant dans la blogosphère que dans les médias. Tristant Nitot pose la question pertinente de savoir pourquoi Google a développé son propre navigateur, alors que son coeur de métier est la recherche et la publicité en ligne et que par ailleurs Google entretient déjà un partenariat avec la fondation Mozilla qui développe le navigateur Firefox.

Selon Tristant Nitot, Google vise essentiellement à concurrencer le navigateur Internet Explorer, utilisé par 60% des internautes. Cette réponse est cohérente avec la stratégie marketing développée par Google. En effet, Google n’a pas ménagé ses efforts de vulgarisation en mettant a disposition du public une bande dessinée explicative. Le buzz a parfaitement fonctionné et a certainement touché au-delà de la sphère des early-adopter.

Mais en analysant ce qui constitue la véritable particularité de Chrome, à savoir sa vitesse d’exécution, il me vient une autre explication. Firefox est un produit qui a révolutionné le marché des navigateurs en introduisant de la concurrence là où Microsoft se contentait de ses acquis. Firefox était plus rapide, plus sûr, plus ergonomique qu’Internet Explorer, et surtout plus geek !! Seulement, j’ai constaté un certain flou dans l’avenir du petit panda roux. Avec la version 3.0, les équipes de Firefox, ont surtout mis l’accent sur l’aspect fonctionnel du navigateur, en particulier autour de l’historique de navigation. Or, comme je le répète souvent, la vision que Google se fait de l’informatique est celle d’une informatique distribuée dans laquelle le PC deviendrait un simple terminal d’accès au Web. Dans cette perspective, le navigateur se doit avant tout d’offrir un accès rapide et fiable aux services en ligne. Vouloir rajouter des fonctions au navigateur revient à se raccrocher à la vison archaïque de l’informatique de bureau dans laquelle le logiciel occupe une place centrale.

En développant Chrome, Google cherche à imposer sa vision de l’informatique de demain centrée sur les services plutôt que sur les logiciels. Ainsi a-t-il développé un navigateur minimaliste, conçu comme une porte d’accès au Web plutôt que comme un objet en soi. Nous voyons donc deux visions opposées, d’une part celle des navigateurs qui cherchent à améliorer l’expérience utilisateur en terme de navigation, et d’autre part celle de Google qui veut avant tout améliorer l’expérience utilisateur en terme d’accès aux services Web. Une différence subtile mais qui expliquerait peut-être pourquoi Google a développé son propre navigateur.

Google lance le navigateur Chrome

Confirmation d’anciennes rumeurs, Google a lancé un navigateur Web baptisé Chrome. Il est basé sur le moteur WebKit et intègre Google Gears. Ce lancement s’est fait le lendemain du renouvellement du contrat commercial qui lie Google à Firefox. On admirera la diplomatie de Google pour ne pas effrayer les équipes de Firefox.

Il est vraisemblable que Chrome s’inscrive dans une perspective de long terme où le PC deviendra un simple terminal d’accès au Web. Dans cette perspective, le navigateur jouera un rôle central et stratégique. Depuis Mozaïc, le navigateur a connu de nombreuses évolutions, dont certaines révolutionnaires, comme l’intégration de JavaScript ou de Flash. En se positionnant sur le marché des navigateurs, Google entend certainement jouer le rôle d’acteur et accentuer la concurrence et donc l’innovation.

A propos de Google

Un billet pas tout à fait frais mais très intéressant sur quelques recettes de cuisine de Google.

La Terre vue de Google Maps

via libé

Google Sky accessible par le Web

Quelques mois seulement après avoir été ajouté à Google Earth, Google Sky est dorénavant accessible par le Web, c’est-à-dire à travers le navigateur.

J’ai eu un peu de mal à me repérer au début, et pourtant je connais bien la carte des étoiles car je suis un passionné d’astronomie. Il m’a fallu recourir au filtre « historique » pour repérer les principales constellations. En revanche, la fonction de recherche est très efficace. Il est possible de rechercher une constellation, une étoile ou n’importe quel astre par son nom ou sa désignation NGC. Même les planètes sont visibles à leur position réelle.

Comment Google est devenu un concurrent de Microsoft ?

Amazon, eBay, et bien d’autres, les exemples ne manquent pas de sociétés qui fleurissent dans la plus grande indifférence de Microsoft. Alors, comment Google, à l’origine une startup tout à fait ordinaire, est devenu la bête noire de Steve Ballmer ?

Lorsque Larry Page et Sergey Brin travaillaient sur leur sujet de thèse à l’université de Stanford, il est vraisemblable qu’ils n’avaient pas d’autre ambition que de concevoir un simple moteur de recherche. Leur concurrent de l’époque s’appelait alors AltaVista et non Microsoft. Le génie des fondateurs de Google a été de décrocher un accord commercial avec Yahoo! pour la fourniture du service de recherche en ligne. Cet accord n’est pas sans rappeler celui qu’une autre startup des années 80 signait avec le géant informatique de l’époque qu’était IBM, j’ai nommé Microsoft.

Dans les années 90, la recherche en ligne était perçu comme un service secondaire car il n’apportait aucune rente. Le modèle dominant était celui du portail. Figure emblèmatique de cette époque, Yahoo! n’a rien inventé, il s’est contenté de retransposer sur le net le modèle économique des médias traditionnels, à savoir la vente d’espace publicitaire. Il faut attendre l’invention par Overture des liens sponsorisés pour que tout bascule. Google saura mieux que quiconque mettre à profit cette invention marketing pour en faire un véritable modèle économique. Dans le capharnaum qu’est devenu le Web à la fin des années 90, il devient en effet de plus en plus difficile de se faire connaître de sa clientèle. Pour la même raison, les moteurs de recherche sont devenus un service incontournable. L’alchimie qui est à l’origine du décollage de Google est un mélange de tout cela, combiné à la sobriété, la qualité et la rapidité du service.

Pendant ce temps, le Web a mûri et commence à proposer des services en ligne tel que la messagerie. L’avènement des webmails est un tournant dans l’histoire du Web. Jusqu’alors, le Web fournissait essentiellement du contenu, avec les webmail, il fournit un service. Le rachat de Hotmail par Microsoft est significatif de la révolution en cours. L’avènement des services en ligne font renaître avec force le mythe de l’informatique distribuée dans lequel les postes de travail ne seraient plus que de vulgaires terminaux d’accès au Web.

C’est dans ce climat que Google émerge comme un acteur de ce nouveau Web, constitué de services. La technologie a progressé et laisse entrevoir tout le potentiel du Web qui offre bientôt des services de toute sorte. La créativité des développeurs alliée au pouvoir d’attraction d’Internet confirme l’intuition que le Web est destiné à devenir bien plus qu’un média de masse. Les progrès réalisés en terme d’architecture, notamment avec le pattern AJAX, repoussent les frontières du possible jusqu’à venir gratter à la porte du monopole de Microsoft.

Google Earth, GMail, etc… Avec sa frénésie créative, Google est devenu une figure emblématique du nouveau Web. A ce titre il incarne ce que le Web a de prometteur en terme d’innovation. Microsoft a flairé ce potentiel et a tenté de suivre le mouvement en posant un pied dans les services tels que la messagerie ou la recherche. Mais il le fait presque à son corps défendant. Microsoft est le théâtre de l’affrontement entre le modèle de l’informatique de bureau et le modèle distribué des services en ligne. C’est parce que Google est un des acteurs majeurs de ce changement qu’il est devenu le principal challenger de Microsoft.

Le combat des titans

Avec l’offre d’achat de Microsoft sur Yahoo! c’est un combat brutal et sans merci qui s’annonce entre les deux géants de l’informatique que sont Microsoft et Google. J’ai pourtant eu l’occasion d’écrire sur ce blog que les rapports de force sont déjà bien établis entre les différents acteurs de la recherche en ligne, mais le contexte est dorénavant tout autre. La réaction affolée de Google sur leur blog officiel montre bien qu’ils ne prennent pas cet évènement à la légère. Et ils ont raison.

Certes, Google s’accapare 70 % des revenus publicitaires en ligne à l’échelle mondiale, pour autant, la fusion de Microsoft avec Yahoo! créerait le numéro un en terme d’audience, c’est-à-dire en nombre de pages vues. Le mariage du colosse avec la belle a donc de quoi inquiéter Google. La puissance de frappe de Microsoft conjuguée aux charmes des services signés Yahoo! serait bien capable de rebattre les cartes. Concrétisation de cette synergie, je ne serais pas surpris de voir Microsoft se lancer dans une grande campagne de marketing dès la fusion avec Yahoo! consommée, cela après avoir tout de même mis de l’ordre dans son portefeuille de marques.

Google a raison de s’inquiéter, mais en fin de compte, le combat qui s’annonce est plutôt décevant. La firme de Mountain View est le seul challenger de Microsoft digne de ce nom. En déplaçant le combat sur le front de la publicité en ligne, ce dernier essayes de faire blocus autour de Google en lui coupant les vivres. L’idée de Microsoft est de réagir avant que l’offre de service de Google n’atteigne suffisament de maturité pour pouvoir contrer son offre logicielle. En lui coupant le souffle, Microsoft pourrait obliger Google à se concentrer sur ses services rémunérateurs, laissant de côté sa politique d’innovation tous azimut qui fait son succès.

Jusqu’à présent, cette politique d’innovation ne s’est pas révélée vraiment payante. Il n’est sorti de ses laboratoires aucun service comparable aux liens sponsorisés en terme de revenus. Google est toujours à la recherche du modèle qui lui permettra de monnayer ses inventions. Le modèle publicitaire, bien qu’en croissance régulière, à ses limites, tandis que son offre Google Apps ne semblent pas avoir rencontré son public. Il manque à Google d’acquérir une stature dans le domaine professionel pour prendre pied dans les services aux entreprises.

Lancement officiel de Wikia Search

Quelques mois après le lancement du projet, Wikia Search est dorénavant accessible. Ce moteur de recherche lancé par Jim Wales, le créateur de Wikipedia, viens titiller Google sur ses terres. A la différence du célèbre moteur de recherche, Wikia Search joue sur la transparence en déclarant publiquement ses critères d’indexation. Le projet open source fera également appel à la communauté pour son support technique.

Personnellement, je ne crois pas à cette initiative. Les rapports de force sur le marché des moteurs de recherche sont déjà bien établis. Par ailleurs, le projet Wikia Search me semble avoir un caractère trop technique pour enthousiasmer les foules. Il faudra sans doute un peu de temps à Wikia Search avant de se faire une place, quoi qu’il en soit je doute fort que ce projet bouscule véritablement le marché.

Google lance Knol, un concurrent de Wikipédia

On aurait pu croire que Google se reposait tranquillement sur ses lauriers, mais finalement il n’en est rien. En cette fin d’année 2007, entre Android et Open Social, Google a retrouvé sa capacité d’innovation. A l’inverse de ce qu’a été cette année écoulée, le célèbre moteur de recherche tir sur tout se qui bouge et ne râte aucune opportunité pour se mettre en avant de la scène.

Cette fois, il s’agit de Knol, une encyclopédie en ligne. Son modèle sera différent de sa concurrente Wikipédia, les articles seront signés au lieu d’être rédigés sur le mode collaboratif. Knol reposera sur la recherche du prestige et de la renommée.

A l’origine, Wikipédia n’est pas une concurrente directe de Google. Le positionnement de ses articles faisait même penser jusqu’à présent que l’encyclopédie collaborative bénéficiait d’une certaine bienveillance de la part du moteur de recherche. Mais une autre manière de voir les choses est que Google est devenu fortement dépendante de Wikipédia pour la qualité de ses réponses.

Cette dépendance peut paraître anodine mais elle pourrait s’avérer dangereuse si l’encyclopédie perdait son indépendance en raison de son incapacité à s’autofinancer. D’une certaine manière, Knol devrait permettre à Google de relâcher cette dépendance à l’égard de Wikipédia concernant sa capacité à fournir des réponses pertinentes.


avril 2021
L M M J V S D
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  

linux

Linux

jiwamusic