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En bref

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Firefox jette toutes ses forces dans la bataille

Je n’avais pas ouvert mon lecteur de flux Netvibes du week-end et voilà qu’il s’est produit un évènement majeur dans l’univers de l’open-source. J’apprends par le blog de Louis Naugès que la Fondation Mozilla a décidé d’abandonner le développement du logiciel de messagerie Thunderbird. Tristan Nitot, président de Mozilla-Europe s’en explique dans un billet rédigé en anglais. Je n’ai pas encore pris le temps de le lire mais je trouve cette décision courageuse.

Comme je l’expliquais dans un billet précédent, le Web est en évolution permanente. Mais la technologie a atteint un seuil qui fait qu’il est devenu possible d’offrir à travers le navigateur des services comparables à ce que l’on trouve sur les ordinateurs de bureau. La révolution qui se prépare, l’ampleur des enjeux dont il est question, la brutalité du combat qui s’apprête à être livré sont telles que la Mozilla Foundation se devait d’y faire face en assumant pleinement ses responsabilités. Elle a contribué à la constitution d’un code source ouvert qui fait de Thunderbird une solution comparable à Outlook Express, mais il s’agit dorénavant d’un combat d’arrière garde.

Le front s’est déplacé au niveau des services Web, ou si vous préférez, des applications SaaS. Pour vous donner un petit apperçu de ce qui se prépare dans les forges du Web 2.0, regardez cette petite application : http://www.stripegenerator.com/index.php.

Celle-ci permet de générer une image qui pourra servir à tapisser le fond de votre blog, pour peu que vous maîtrisiez les CSS (ce qui n’est pas mon cas). La qualité de cette application, tant au niveau du service rendu que du soin donné à la présentation, est tout à fait comparable à ce que pourrait proposer un logiciel tel que Dreamweaver. Bien sûr cette application n’est pas aussi riche que Dreamweaver, loin s’en faut, mais cela ne fait aucune espèce d’importance. Une application SaaS n’est pas faîte pour concurrencer frontalement une application de bureau, elle offre un service parmis d’autres. Plutôt que de chercher le menu « Paramètres>Machin>Et Ne Sais Quoi », il vous suffira de vous adresser à votre moteur de recherche préféré, ou votre service de marque-pages, pour trouver l’application adéquate, celle correspondant précisément à votre problème.

L’approche est radicalement différente. En lieu et place d’une application coûteuse à l’achat mais aussi en terme de formation et de déploiement, s’il s’agit d’une application vraiment complexe, les applications SaaS proposent des solutions ciblées. A charge des moteurs de recherches et autres solutions de social-bookmarking de nous orienter vers le service approprié. Je prédis notamment l’arrivé de plateformes qui seraient aux entreprises ce que Facebook est au particulier, c’est-à-dire proposant un espace social et marchand enrichi d’applications de gestion developpées par des tiers. La plateforme de Facebook pourrait d’ailleurs servir de base à ses concepteurs pour développer un portail professionnel.

Vous l’avez compris, c’est toute l’industrie de l’informatique de bureau qui va se retrouvée remise en question. Et en premier lieu Microsoft qui a basé son modèle économique sur cette approche de l’informatique. Voilà donc de quoi il est question, la Mozilla Foundation se devait de faire face à ce défi, encouragée certainement par Google qui, à l’inverse de Microsoft, possède un modèle économique parfaitement adapté à ce nouvel environnement. La bataille ne fait que commencer, elle n’atteindra son apogée qu’après l’intégration du compilateur à la volée d’Adobe (1) dans Firefox.

(1) Pour mémoire, la société Adobe, propriétaire entre autre de Flash Player, a fait don du compilateur qu’ils utilisent pour l’ActionScript à la Mozilla Foundation. Celui-ci permettra une exécution beaucoup plus fluide du code JavaScript et donc des applications SaaS. Le projet est hébergé sous le nom de Tamarin.

Qu’est qu’un fil RSS

Par expérience, je sais que peu de gens savent ce qu’est un fil RSS.

A quoi ressemble un fil RSS ?

Visuellement, il se repère en général avec cette icône :

Il peut arriver que l’icône ait plutôt cette forme :

Si le fil a été déclaré dans l’entête de la page html, c’est une chose que vous ne pouvez pas contrôler, le fil est signalé dans la barre d’url. Sinon, cette icône devrait être visible dans la page Web sous l’intitulé RSS, XML ou ATOM. Il s’agit des différents formats disponibles pour la syndication de contenu.

La syndication de quoi ?

Entrons dans le vif du sujet. Un fil RSS permet d’être informé des nouveaux articles mis à disposition par un site sans être obligé de se rendre sur le site lui-même. C’est possible en utilisant un logiciel nommé agrégateur. Je n’utilise pas personnellement d’agrégateur, mais sachez que le logiciel de messagerie Thunderbird propose une fonction d’agrégation.

Comme je le signalais dans un post précédent, un service peut être accessible aussi bien via un logiciel que via un site Web. On parle alors de SaaS. L’application est perçue en tant que service et devient disponible à travers votre navigateur. Dans ce cas, l’agrégation de contenu acquière une dimension particulière, elle permet la composition de pages personnalisées en mixant divers sources d’information disponibles sous forme de flux RSS. Il peut s’agir d’un fil d’actualité, d’un fil météo ou encore d’un blog. L’intérêt est qu’il est possible de suivre plusieurs sources d’information en seul coup d’oeil, les fils étant généralement mis à jour très régulièrement. Parmis les pionners des pages personnalisées, on trouve notamment Netvibes et FeedBurner. Grâce à la technologie AJAX, après vous être abonné à un fil sur l’un de ces sites, les nouvelles du monde viennent à vous, vous n’avez pas besoin de rafraîchir les pages toutes les cinq minutes.

Aujourd’hui, les grands portails ont suivi le mouvement et offrent la possibilité de personnaliser sa page d’accueil : iGoogle, Mon Yahoo, Live.

Comment s’abonner à un fil ?

Tout d’abord, vous devez choisir votre agrégateur et vous y créer un compte. Ensuite vous devez repérer le lien vers le fil RSS auquel vous voulez vous abonner. Si vous choisissez un site Web, le plus simple est de cliquer sur l’icône et de vous laisser guider. Vous pouvez également recopier l’adresse du fil et la recopier via votre page personnalisée Netvibes ou autre.

Si vous utilisez Thunderbird, recopiez l’adresse du lien, créez-vous un nouveau compte (Options > Paramètres des Comptes) en choisissant l’option Nouvelles RSS et Blogs, et recopiez-y l’adresse du fil. Vous pourrez alors consulter les fils RSS de la même façon que vous consultez vos e-mails.

Je vous recommande la première option, c’est-à-dire le choix d’un site vous permettant créer un espace personnalisé. J’utilise personnellement Netvibes.

Au fond, qu’est-ce que le Web ?

Le Web est une application parmis d’autres du réseau Internet, il exploite la possibilité qu’ont machines à communiquer entre elles. Du point de vue des développeurs, le Web repose sur trois piliers que sont le protocole http, le service dns et le langage html (1). Au-dessus de ces trois piliers, le navigateur, sans lequel le Web est impraticable, prend en charge tous ces aspects techniques pour offrir une navigation conviviale, la convivialité étant un de ses aspects les plus importants.

Ce que n’est pas le Web, ou presque pas …

Une autre application très répandue d’Internet est le service de mails. L’e-mail est l’application la plus utilisée d’Internet, elle repose traditionnellement sur les deux protocoles que sont smtp et pop pour, respectivement, l’envoi et la réception du courrier. Le service de messagerie a connu de nombreuses évolutions, notamment avec l’apparition des messageries instantanées. Mais la transformation la plus frappante est l’apparition du webmail. Jusqu’alors, la navigation sur le Web et la consultation de ses messages nécessitaient l’emploi de logiciels distincts dû à la différence entre les protocoles de commnucation. L’apparition de Hotmail a été une véritable révolution. Ce type de service permet de relever sa messagerie depuis n’importe quel ordinateur connecté au réseau public. La révolution ne vient pas tant du service, au fond très classique, que de la possibilité d’y accéder à partir d’un navigateur Web.

Le problème et la solution

Le jalon est posé. Le Web qui, à l’origine, se contentait d’afficher des pages de texte noir sur fond blanc, parsemé ici ou là de mots soulignés en bleu (ah ! la belle époque), devient un vecteur par lequel peut transiter un service tel que la messagerie.

Cette transformation s’est étendue et on observe un nombre croissant d’applications qui basculent sur le Web. S’agissant du webmail, cette transformation consistait à basculer simplement une application Internet depuis un protocole vers un autre. Ou plus exactement, à interfacer les traditionnels protocoles pop et smtp avec le protocole http. Aujourd’hui, les webmails sont d’usage courant, mais en vérité, le mouvement s’est considérablement amplifié après la maturation qu’à apporté l’éclatement de la première bulle spéculative de l’ère Internet.

Avec salesforce.com, on voit cette fois une application de gestion complexe basculer intégralement sur le Web. Ce qui est fascinant, est de voir cette fois une application traditionnellement circonscrite aux réseaux d’entreprise être accessible sur le réseau publique, et cela par le seul biais du navigateur Web. D’abord sujette au scepticisme général, salesforce.com a convaincu de la force de sa technologie et de la pertinence de son modèle économique. Pour l’entreprise, le service proposé permet un moindre coût de formation grâce à l’utilisation d’une interface avec laquelle les gens sont devenus familiers. Il permet également un moindre coût de déploiement puisque celui-ci est pour ainsi dire nul. Mon métier fait que je n’utilise pas Salesforce, mais je ne doute pas que les avantages sont encore nombreux par rapport aux solutions client-lourdingue.

Salesforce.com est la figure de proue du phénomène SaaS, un phénomène dont l’ambition est de faire basculer toutes les applications sur le Web, autrement dit sur le navigateur. Toutes les applications, c’est-à-dire tout ce que vous démarrez sur votre ordinateur ! Il y va donc des logiciels que vous utilisez en entreprise, comme le propose notamment salesforce.com, mais aussi du plus anodins des logiciels. Calcul, traitement de texte, retouche photo … les problèmes dont vous attendez que votre ordinateur les résolve le seront à terme par le biais de votre navigateur. La standardisation (2) de l’interface utilisateur au niveau applicatif, et non plus seulement au niveau système, promet un gain de productivité propre à convaincre une entreprise soucieuse de ses intérêts, j’ai nommé Microsoft.

(1) Plus précisément, le pilier côté client inclus les langages de balises, le CSS et l’ecmascript, dont le fameux javascript, pour ce qui est des standards du Web.

(2) Désolé, mon blog n’est pas conforme aux standards à causes des badges que j’y ai ajouté. Sinon, WordPress a pour réputation de se conformer aux standards.