Archive pour janvier 2008

La gendarmerie va basculer tous ses postes vers Linux

La gendarmerie nationale a décidé d’implanter Linux sur tous ses PC, ce qui représente 70.000 postes ! Une bonne nouvelle qui vient renforcer la position avant-gardiste de l’administration française en matière de logiciel libre.

La gendarmerie nationale avait intelligemment procédé à une phase d’adaptation en utilisant depuis un an le navigateur Firefox et la suite bureautique OpenOffice. Une feuille de route à suivre par toutes les entreprises et administrations qui voudraient suivre le mouvement.

Un hébergement Java gratuit

Pour ceux qui sont intéressés, j’ai trouvé un hébergement Java gratuit.

[EDIT] Je vous offre un petit retour d’expérience. L’hébergement proposé est simple et bien conçu, et sans publicité. L’inconvénient est que le serveur est arrêté toutes les six heures, ce qui oblige à se reloguer régulièrement pour redémarrer le service. L’offre gratuite conviendra donc parfaitement à quelqu’un qui veut se faire la main, mais il faudra upgrader vers les solutions payantes pour fournir un vrai service online.

Le Cloud Computing

J’ai écris ce billet il y a un certain temps et comme il continue à être régulièrement consulté par des personnes à la recherche d’une solution d’hébergement gratuite, je le réédite pour le compléter avec les nouvelles technologies apparues ces dernières années. Je veux parler du cloud computing. Deux solutions se distinguent des autres, avec chacune une philosophie totalement différente.

AppEngine/Java

AppEngine est une offre de Google. Eh oui, Google fait de l’hébergement. Enfin une forme particulière d’hébergement, du PaaS pour Plateform as a Service. App Engine est une plateforme intégrée qui peut héberger des applications Python ou Java. La particularité des plateformes cloud est qu’elles imposent des contraintes en terme de programmation. Toute l’API de Java SE n’est pas supportée par App Engine. Par exemple, vous ne pouvez pas utiliser le package java.awt ni javax.swing, ce qui a un certain sens car App Engine est destiné à faire des application client/serveur et non des application client lourd. Mais malgré cette logique apparemment évidente, cela induit des contraintes comme l’impossibilité d’utiliser des frameworks ayant recours à ces packages, et je pense notamment à JFreeChart. C’est un exemple, mais reconnaissons que cela ne posera pas de souci majeur.

La particularité principale de AppEngine/Java est que cette plateforme utilise Big Table comme solution de persistance des données. Il s’agit d’une base de données NoSQL utilisée par Google en interne pour l’indexation du web. Donc autant dire une solution solide et performante avec des capacités de stockage quasi illimitées. Mais le fait qu’il s’agisse d’une base de données NoSQL impose des contraintes très fortes qui nécessitent d’être prises en considération en amont du développement. L’une des contraintes principale est qu’il n’est pas possible de faire des jointures de table. Cela peut paraître aberrant, mais ce choix radical est propre aux architectures NoSQL et est lié à des considérations prioritaires de performance. La solution pour se conformer à cette contrainte technique sera de dénormaliser votre modèle de données.

Le sujet original de ce billet étant la recherche d’un hébergement Java gratuit, venons-en au principal avantage d’App Engine. Eh bien l’avantage de l’offre tarifaire de Google est que l’hébergement sur App Engine est gratuite en deça d’un certain quota d’utilisation. Si votre site ne reçois qu’un trafic limité, vous ne payez rien du tout. Vous ne commencerez à payer que lorsque vous déciderez de souscrire à l’offre payante vous permettant d’allouer davantage de puissance de calcul à votre site. L’offre de base est gratuite !! Ensuite, comme dans toutes les offres de cloud, vous payerez en proportion directe de la puissance de calcul consommée. Enfin c’est un peu plus compliqué que ça, mais grosso modo, la tarification est proportionnelle à l’usage.

Amazon Web Service

J’ai parlé d’App Engine en premier car c’est aussi la première solution que j’ai adopté à titre personnel. Mais en vérité, la référence en matière de cloud computing, c’est Amazon, autrement connu pour son site de vente de produits culturels. Amazon est un des pionniers du cloud computing, c’est lui qui a montré la voie. L’offre d’Amazon est donc très mature, et conséquemment très diversifiée. Dans votre cas, vous retiendrez deux solutions : EC2 et RDS.

EC2 est est un cloud IaaS (Infrastructure as a Service). C’est-à-dire qu’Amazon met à disposition une infrastructure managée, mais c’est à vous qu’il revient d’administrer vos serveurs. Donc pour adopter cette solution, vous devrez impérativement avoir des bases en administrations système. Si vous avez déjà un peu tripoté le clavier et que la ligne de commande ne vous fait pas peur, vous pouvez vous lancer, sinon passez votre chemin et optez plutôt pour une offre PaaS comme App Engine.

L’avantage d’EC2 est qu’il vous donne une liberté que vous n’avez pas avec App Engine. Vous avez un accès SSH et donc vous pouvez installer absolument ce que vous voulez sur vos serveurs, et notamment installer un serveur d’application Java. Bien sûr, un gros travail d’administration sera nécessaire, mais sachez qu’EC2 intègre un pare-feu qui vous libère de cette problématique, vous n’aurez qu’à vous concentrer sur l’administration applicative.

EC2 ne se suffit pas à lui-même car vos données doivent être centralisées pour être accessibles par les différents serveurs de votre cloud. Pour cela, la solution est RDS qui est tout simplement un serveur de base de données. Vous pouvez choisir entre différents systèmes (Oracle, MySQL, etc…). RDS est conçu pour recevoir une base de données relationnelle. À la différence d’un cloud PaaS, vous pourrez retrouver avec EC2/RDS un environnement tout à fait classique sur lequel vos applications pourront être portées en adoptant des solutions standards.

Et pour en revenir au sujet principal, Amazon propose également une offre tarifaire de base gratuite, mais limitée à un an. Là aussi, cette offre de base est conditionnée au respect de certains quotas au-delà desquels vous basculerez sur l’offre payante. Cette offre payante sera facturée en proportion de l’usage, comme dans toute offre cloud.

Conclusion

Je vous recommande chaudement l’usage de solution cloud. Choisissez une offre PaaS ou IaaS en fonction de vos contraintes. Je vous ai présenté les deux offres majeures du marché, mais il en existe d’autres, notamment des hébergeurs français qui hébergent les données sur le territoire français. Car un aspect que je n’ai pas abordé est la localisation des serveurs. Certaines offres vous permettrons de choisir entre le continent américain ou européen, mais dans tous les cas vos données seront soumises à la législation du pays sur lequel se trouve le data center. Soyez donc vigilant si vous hébergez des données sensibles.

J’espère vous avoir éclairci le terrain dans vos recherches. Votre serviteur.

Pourquoi bloguer ?

Un article intéressant sur les motivations des blogueurs.

Ma motivation première était de me servir de mon blog comme d’une vitrine professionnelle dans la perspective d’une recherche d’emploi dans le futur. Par ailleurs, j’avais choisi la plateforme wordpress parce que c’est une plateforme open source et qui propose un hébergement gratuit.

Je dois avouer que je regrette un peu l’impossibilité d’inclure de la publicité, mais maintenant que mon blog a une audience régulière, je n’ai pas l’intention de changer de plateforme.

Sun rachète MySql

La société Sun a racheté le propriétaire du célèbre système de gestion de base de données MySql pour un montant de un milliard.

La stratégie de Sun ne me semble pas tout à fait claire étant donné que la base de données Derby est déjà intégrée à son offre logicielle. Sun ira-t-il donc jusqu’à remplacer Derby par MySql ?

Microsoft toujours soupçonné d’abus de position dominante

Le feuilleton Microsoft vs Commission Européenne n’en fini plus. La Commission Européenne a décidé d’approfondir son enquête pour abus de position dominante en réponse à la sollicitation d’Opera.

La stratégie de Microsoft a évolué avec le temps. Plutôt que de présenter une opposition frontale, Microsoft déclare maintenant sa bonne volonté en public mais freine des quatre fers en coulisse, partant du principe que le temps joue en sa faveur.

Une stratégie qui me rappelle l’arrogance de France Télécom face à l’ouverture à la concurrence du marché des télécoms. A ceci près que le marché des logiciels ne possède pas d’autorité de régulation capable de veiller au quotidien au respect des règles de la libre concurrence et d’interopérabilité.

Je trouve que l’intéropérabilité devrait se faire dans les deux sens. En effet, pourquoi ne pas imaginer un portage des logiciels Microsoft sur Linux. Cela provoquerait certainement un tollé dans le communauté des developpeur, mais une telle mesure contribuerait sans aucun doute à promouvoir l’OS libre.

Bill joue la dérision

Lancement officiel de Wikia Search

Quelques mois après le lancement du projet, Wikia Search est dorénavant accessible. Ce moteur de recherche lancé par Jim Wales, le créateur de Wikipedia, viens titiller Google sur ses terres. A la différence du célèbre moteur de recherche, Wikia Search joue sur la transparence en déclarant publiquement ses critères d’indexation. Le projet open source fera également appel à la communauté pour son support technique.

Personnellement, je ne crois pas à cette initiative. Les rapports de force sur le marché des moteurs de recherche sont déjà bien établis. Par ailleurs, le projet Wikia Search me semble avoir un caractère trop technique pour enthousiasmer les foules. Il faudra sans doute un peu de temps à Wikia Search avant de se faire une place, quoi qu’il en soit je doute fort que ce projet bouscule véritablement le marché.


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