Au fond, qu’est-ce que le Web ?

Le Web est une application parmis d’autres du réseau Internet, il exploite la possibilité qu’ont machines à communiquer entre elles. Du point de vue des développeurs, le Web repose sur trois piliers que sont le protocole http, le service dns et le langage html (1). Au-dessus de ces trois piliers, le navigateur, sans lequel le Web est impraticable, prend en charge tous ces aspects techniques pour offrir une navigation conviviale, la convivialité étant un de ses aspects les plus importants.

Ce que n’est pas le Web, ou presque pas …

Une autre application très répandue d’Internet est le service de mails. L’e-mail est l’application la plus utilisée d’Internet, elle repose traditionnellement sur les deux protocoles que sont smtp et pop pour, respectivement, l’envoi et la réception du courrier. Le service de messagerie a connu de nombreuses évolutions, notamment avec l’apparition des messageries instantanées. Mais la transformation la plus frappante est l’apparition du webmail. Jusqu’alors, la navigation sur le Web et la consultation de ses messages nécessitaient l’emploi de logiciels distincts dû à la différence entre les protocoles de commnucation. L’apparition de Hotmail a été une véritable révolution. Ce type de service permet de relever sa messagerie depuis n’importe quel ordinateur connecté au réseau public. La révolution ne vient pas tant du service, au fond très classique, que de la possibilité d’y accéder à partir d’un navigateur Web.

Le problème et la solution

Le jalon est posé. Le Web qui, à l’origine, se contentait d’afficher des pages de texte noir sur fond blanc, parsemé ici ou là de mots soulignés en bleu (ah ! la belle époque), devient un vecteur par lequel peut transiter un service tel que la messagerie.

Cette transformation s’est étendue et on observe un nombre croissant d’applications qui basculent sur le Web. S’agissant du webmail, cette transformation consistait à basculer simplement une application Internet depuis un protocole vers un autre. Ou plus exactement, à interfacer les traditionnels protocoles pop et smtp avec le protocole http. Aujourd’hui, les webmails sont d’usage courant, mais en vérité, le mouvement s’est considérablement amplifié après la maturation qu’à apporté l’éclatement de la première bulle spéculative de l’ère Internet.

Avec salesforce.com, on voit cette fois une application de gestion complexe basculer intégralement sur le Web. Ce qui est fascinant, est de voir cette fois une application traditionnellement circonscrite aux réseaux d’entreprise être accessible sur le réseau publique, et cela par le seul biais du navigateur Web. D’abord sujette au scepticisme général, salesforce.com a convaincu de la force de sa technologie et de la pertinence de son modèle économique. Pour l’entreprise, le service proposé permet un moindre coût de formation grâce à l’utilisation d’une interface avec laquelle les gens sont devenus familiers. Il permet également un moindre coût de déploiement puisque celui-ci est pour ainsi dire nul. Mon métier fait que je n’utilise pas Salesforce, mais je ne doute pas que les avantages sont encore nombreux par rapport aux solutions client-lourdingue.

Salesforce.com est la figure de proue du phénomène SaaS, un phénomène dont l’ambition est de faire basculer toutes les applications sur le Web, autrement dit sur le navigateur. Toutes les applications, c’est-à-dire tout ce que vous démarrez sur votre ordinateur ! Il y va donc des logiciels que vous utilisez en entreprise, comme le propose notamment salesforce.com, mais aussi du plus anodins des logiciels. Calcul, traitement de texte, retouche photo … les problèmes dont vous attendez que votre ordinateur les résolve le seront à terme par le biais de votre navigateur. La standardisation (2) de l’interface utilisateur au niveau applicatif, et non plus seulement au niveau système, promet un gain de productivité propre à convaincre une entreprise soucieuse de ses intérêts, j’ai nommé Microsoft.

(1) Plus précisément, le pilier côté client inclus les langages de balises, le CSS et l’ecmascript, dont le fameux javascript, pour ce qui est des standards du Web.

(2) Désolé, mon blog n’est pas conforme aux standards à causes des badges que j’y ai ajouté. Sinon, WordPress a pour réputation de se conformer aux standards.

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