Archive pour la catégorie 'google'

Google Sky accessible par le Web

Quelques mois seulement après avoir été ajouté à Google Earth, Google Sky est dorénavant accessible par le Web, c’est-à-dire à travers le navigateur.

J’ai eu un peu de mal à me repérer au début, et pourtant je connais bien la carte des étoiles car je suis un passionné d’astronomie. Il m’a fallu recourir au filtre “historique” pour repérer les principales constellations. En revanche, la fonction de recherche est très efficace. Il est possible de rechercher une constellation, une étoile ou n’importe quel astre par son nom ou sa désignation NGC. Même les planètes sont visibles à leur position réelle.

Comment Google est devenu un concurrent de Microsoft ?

Amazon, eBay, et bien d’autres, les exemples ne manquent pas de sociétés qui fleurissent dans la plus grande indifférence de Microsoft. Alors, comment Google, à l’origine une startup tout à fait ordinaire, est devenu la bête noire de Steve Ballmer ?

Lorsque Larry Page et Sergey Brin travaillaient sur leur sujet de thèse à l’université de Stanford, il est vraisemblable qu’ils n’avaient pas d’autre ambition que de concevoir un simple moteur de recherche. Leur concurrent de l’époque s’appelait alors AltaVista et non Microsoft. Le génie des fondateurs de Google a été de décrocher un accord commercial avec Yahoo! pour la fourniture du service de recherche en ligne. Cet accord n’est pas sans rappeler celui qu’une autre startup des années 80 signait avec le géant informatique de l’époque qu’était IBM, j’ai nommé Microsoft.

Dans les années 90, la recherche en ligne était perçu comme un service secondaire car il n’apportait aucune rente. Le modèle dominant était celui du portail. Figure emblèmatique de cette époque, Yahoo! n’a rien inventé, il s’est contenté de retransposer sur le net le modèle économique des médias traditionnels, à savoir la vente d’espace publicitaire. Il faut attendre l’invention par Overture des liens sponsorisés pour que tout bascule. Google saura mieux que quiconque mettre à profit cette invention marketing pour en faire un véritable modèle économique. Dans le capharnaum qu’est devenu le Web à la fin des années 90, il devient en effet de plus en plus difficile de se faire connaître de sa clientèle. Pour la même raison, les moteurs de recherche sont devenus un service incontournable. L’alchimie qui est à l’origine du décollage de Google est un mélange de tout cela, combiné à la sobriété, la qualité et la rapidité du service.

Pendant ce temps, le Web a mûri et commence à proposer des services en ligne tel que la messagerie. L’avènement des webmails est un tournant dans l’histoire du Web. Jusqu’alors, le Web fournissait essentiellement du contenu, avec les webmail, il fournit un service. Le rachat de Hotmail par Microsoft est significatif de la révolution en cours. L’avènement des services en ligne font renaître avec force le mythe de l’informatique distribuée dans lequel les postes de travail ne seraient plus que de vulgaires terminaux d’accès au Web.

C’est dans ce climat que Google émerge comme un acteur de ce nouveau Web, constitué de services. La technologie a progressé et laisse entrevoir tout le potentiel du Web qui offre bientôt des services de toute sorte. La créativité des développeurs alliée au pouvoir d’attraction d’Internet confirme l’intuition que le Web est destiné à devenir bien plus qu’un média de masse. Les progrès réalisés en terme d’architecture, notamment avec le pattern AJAX, repoussent les frontières du possible jusqu’à venir gratter à la porte du monopole de Microsoft.

Google Earth, GMail, etc… Avec sa frénésie créative, Google est devenu une figure emblématique du nouveau Web. A ce titre il incarne ce que le Web a de prometteur en terme d’innovation. Microsoft a flairé ce potentiel et a tenté de suivre le mouvement en posant un pied dans les services tels que la messagerie ou la recherche. Mais il le fait presque à son corps défendant. Microsoft est le théâtre de l’affrontement entre le modèle de l’informatique de bureau et le modèle distribué des services en ligne. C’est parce que Google est un des acteurs majeurs de ce changement qu’il est devenu le principal challenger de Microsoft.

Le combat des titans

Avec l’offre d’achat de Microsoft sur Yahoo! c’est un combat brutal et sans merci qui s’annonce entre les deux géants de l’informatique que sont Microsoft et Google. J’ai pourtant eu l’occasion d’écrire sur ce blog que les rapports de force sont déjà bien établis entre les différents acteurs de la recherche en ligne, mais le contexte est dorénavant tout autre. La réaction affolée de Google sur leur blog officiel montre bien qu’ils ne prennent pas cet évènement à la légère. Et ils ont raison.

Certes, Google s’accapare 70 % des revenus publicitaires en ligne à l’échelle mondiale, pour autant, la fusion de Microsoft avec Yahoo! créerait le numéro un en terme d’audience, c’est-à-dire en nombre de pages vues. Le mariage du colosse avec la belle a donc de quoi inquiéter Google. La puissance de frappe de Microsoft conjuguée aux charmes des services signés Yahoo! serait bien capable de rebattre les cartes. Concrétisation de cette synergie, je ne serais pas surpris de voir Microsoft se lancer dans une grande campagne de marketing dès la fusion avec Yahoo! consommée, cela après avoir tout de même mis de l’ordre dans son portefeuille de marques.

Google a raison de s’inquiéter, mais en fin de compte, le combat qui s’annonce est plutôt décevant. La firme de Mountain View est le seul challenger de Microsoft digne de ce nom. En déplaçant le combat sur le front de la publicité en ligne, ce dernier essayes de faire blocus autour de Google en lui coupant les vivres. L’idée de Microsoft est de réagir avant que l’offre de service de Google n’atteigne suffisament de maturité pour pouvoir contrer son offre logicielle. En lui coupant le souffle, Microsoft pourrait obliger Google à se concentrer sur ses services rémunérateurs, laissant de côté sa politique d’innovation tous azimut qui fait son succès.

Jusqu’à présent, cette politique d’innovation ne s’est pas révélée vraiment payante. Il n’est sorti de ses laboratoires aucun service comparable aux liens sponsorisés en terme de revenus. Google est toujours à la recherche du modèle qui lui permettra de monnayer ses inventions. Le modèle publicitaire, bien qu’en croissance régulière, à ses limites, tandis que son offre Google Apps ne semblent pas avoir rencontré son public. Il manque à Google d’acquérir une stature dans le domaine professionel pour prendre pied dans les services aux entreprises.

Lancement officiel de Wikia Search

Quelques mois après le lancement du projet, Wikia Search est dorénavant accessible. Ce moteur de recherche lancé par Jim Wales, le créateur de Wikipedia, viens titiller Google sur ses terres. A la différence du célèbre moteur de recherche, Wikia Search joue sur la transparence en déclarant publiquement ses critères d’indexation. Le projet open source fera également appel à la communauté pour son support technique.

Personnellement, je ne crois pas à cette initiative. Les rapports de force sur le marché des moteurs de recherche sont déjà bien établis. Par ailleurs, le projet Wikia Search me semble avoir un caractère trop technique pour enthousiasmer les foules. Il faudra sans doute un peu de temps à Wikia Search avant de se faire une place, quoi qu’il en soit je doute fort que ce projet bouscule véritablement le marché.

Google lance Knol, un concurrent de Wikipédia

On aurait pu croire que Google se reposait tranquillement sur ses lauriers, mais finalement il n’en est rien. En cette fin d’année 2007, entre Android et Open Social, Google a retrouvé sa capacité d’innovation. A l’inverse de ce qu’a été cette année écoulée, le célèbre moteur de recherche tir sur tout se qui bouge et ne râte aucune opportunité pour se mettre en avant de la scène.

Cette fois, il s’agit de Knol, une encyclopédie en ligne. Son modèle sera différent de sa concurrente Wikipédia, les articles seront signés au lieu d’être rédigés sur le mode collaboratif. Knol reposera sur la recherche du prestige et de la renommée.

A l’origine, Wikipédia n’est pas une concurrente directe de Google. Le positionnement de ses articles faisait même penser jusqu’à présent que l’encyclopédie collaborative bénéficiait d’une certaine bienveillance de la part du moteur de recherche. Mais une autre manière de voir les choses est que Google est devenu fortement dépendante de Wikipédia pour la qualité de ses réponses.

Cette dépendance peut paraître anodine mais elle pourrait s’avérer dangereuse si l’encyclopédie perdait son indépendance en raison de son incapacité à s’autofinancer. D’une certaine manière, Knol devrait permettre à Google de relâcher cette dépendance à l’égard de Wikipédia concernant sa capacité à fournir des réponses pertinentes.

Google travaillerait sur un service de stockage “on the cloud”

Ainsi, Google travaillerait sur une réformulation d’un vieux rêve d’informaticien : l’informatique distribuée. Ou plus précisement le stockage “on the cloud”, c’est-à-dire le stockage de données en tant que service Web. Google est sans doute l’entreprise la mieux placer pour proposer un tel service. Elle développe depuis déjà plusieurs années des services d’édition de documents en ligne au sein de la suite Google Apps. Ne manque finalement que deux fonctions pour faire de ce service une base solide sur laquelle faire reposer un service de stockage en ligne :

  • un système d’organisation des fichiers
  • un service de partage et de publication de documents

L’organisation des données doit être suffisament simple pour permettre à un newbie d’en comprendre la logique et éviter toute impression négative. Les informaticiens n’imaginent pas à quel point certains utilisateurs sont hermétiques à la logique informatique. Par ailleurs, les utilisateurs doivent avoir l’impression de maîtriser “où” se retrouvent leurs fichiers sans quoi ils auront du mal à faire confiance à un service décentralisé (bien entendu, je parle de localisation logique).

Par ailleurs, pour pousser la logique de la dématérilisation jusqu’au bout, les utilisateurs devraient pouvoir publier leurs documents de la même façon qu’un webmasteur publie des pages Web, c’est-à-dire en associant chaque fichier à une url.

La technologie du Web est arrivée à un point qui devrait enfin lui permettre de donner corps au mythe de l’informatique distribuée.

Google est-il vraiment aussi vaste qu’il le prétend

En faisant des recherches sur le gPhone (on parle maintenant d’Android), j’ai constaté par surprise que le nombre de réponses obtenu est très largement inférieur à ce que Google annonce en entête des résultats. Ainsi, Google annonce que la requête “gphone” fait apparaître 7.250.000 d’occurences alors qu’il n’est possible de consulter que 100 pages au maximum, à raison de 10 réponses par page. Cela signifie que sur les sept millions d’occurences, seules les mille premières sont consultables. Alors, a quoi bon annoncer un tel résultat ?

http://www.google.fr/search?q=gphone&hl=fr&client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official&hs=FwS&start=990&sa=N&filter=0

J’en ai rêvé, Google Sky l’a fait

A propos de Google Mashup Editor

Le fameux blog Read/Write nous donne un petit aperçu de l’outil Google Mashup Editor. Il s’agit à l’évidence d’un outil destiné aux développeurs Web. A l’intar de Yahoo ! Pipes, il permet de créer facilement des services Web et des mashups. L’outil est encore en phase de test et n’a pas été rendu public.

Je ne suis pas très à l’aise avec javascript et html mais il s’agit d’un outil intéressant, une sorte de plateforme ouverte à la différence de Facebook. Concernant le modèle économique, je pense qu’il se situe dans la perspective d’un accroissement des revenus de la publicité. Le Web peut encore attirer davantage d’annonceur pourvu qu’il attire davantage de clients. Or l’économie du Web est une économie de l’offre, d’où l’intérêt d’offrir des outils permettant de créer des services séduisants.

En bref

  •  http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39371865,00.htm?xtor=RSS-1 : Google propose un service d’historique personnalisé qui est à l’historique du navigateur ce que del.icio.us est au marque-pages. Il suffit d’installer la barre Google sur votre navigateur et d’activer la fonction idoine. Google fait preuve d’une grande transparence car il donne la possibilité à l’usager de supprimer des entrées.

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