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Microsoft adopte les solutions RIA

Lors de la conférence PDC2008, Microsoft a présenté une version RIA de sa suite bureautique Office 14. Cette fois, l’éditeur de Redmond semble enfin décidé à adopter avec force conviction un nouveau modèle économique basé sur le service plutôt que sur le logiciel.

Il ne fait pas de doute que Microsoft rencontrera un certain succès dans son entreprise, mais il devra cette fois-ci affronter une concurrence déjà en ordre de bataille. Les solutions actuellement disponibles sont déjà très abouties pour certaines, je pense en particulier à Zoho. Mais il devra surtout affronter un concurrent de taille, j’ai nommé Google et sa suite Google Apps.

Malgré la similitude des offres de Google et Microsoft, il y a une différence majeure qui tient à la différence de la technologie employée. Microsoft se base sur la plateforme SilverLight, tandis que Google développe sa suite bureautique entièrement en JavaScript. Microsoft part donc avec un avantage majeur, car la plateforme SilverLight, bien que encore jeune, est une plateforme propriétaire dont il conserve la maîtrise d’ouvrage, avec une totale liberté de développement. Tandis que Google fait appel à une technologie certes standard, mais figée dans son évolution. Le triptyque HTML, CSS et JavaScript fait merveille, mais le protocol de standardisation est un frein à l’innovation. On ne fait pas évoluer un standard universel avec la même agilité qu’une technologie propriétaire.

A moins d’un changement de stratégie de la part de Google, il faut croire que Microsoft part avec un avantage certain dans la bataille des suites bureautiques en ligne.

La blogosphère se penche sur le devenir de Facebook

Quel framework RIA choisir ?

Pour ceux qui ne connaissent pas, les applications RIA (Rich Internet Application) sont des applications qui fonctionnent à l’intérieur du navigateur (Flex, GWT) ou sur une machine vituelle (AIR). Ce sont des applications client-serveur qui peuvent proposer les mêmes services qu’une application standalone.

Personnellement, ma préférence va vers Flex que j’ai eu récemment l’occasion de tester. Bien que ne possédant qu’une version alpha de FlexBuilder pour Linux, j’ai été impressionné par la facilité de prise en main. Je conseille à tous les développeurs d’apprendre au moins un framework RIA car ces solutions sont certainement l’avenir de l’informatique.

Pourquoi la crise ?

Les économistes sont unanimes pour reconnaître que la crise actuelle est sans précédent depuis la crise de 1929. La Grande Dépression, voilà le seul référentiel qui permet de juger de la gravité de la crise actuelle. Les crises précédentes, par exemple celles de 1987 ou 1999, étaient des crises sectorielles ou localisées géographiquement. La crise actuelle a cela de grave qu’elle touche au système nerveux du capitalisme, la finance.

J’entends glousser les militants anti-libéraux qui voient là une concrétisation de leur prémonitions apocalyptiques sur les méfaits du capitalisme. Mais plutôt que de tirer sur l’ambulance, essayons de comprendre le pourquoi de cette crise.

La finance est consubstantielle au capitalisme, mais il est vrai qu’elle a atteint au cours des deux dernières décennies un degré de préemption qui lui donne un pouvoir exorbitant sur la marche de nos économies, cela conjugué à un contexte mondialisé. Nous avons effectivement observé sur cette période deux mouvements conjoints que furent la financiarisation de l’économie et le l’émancipation de la finance par rapport au pouvoir politique. Libérée du joug de l’Etat, la finance devait être capable de s’auto-réguler selon les lois du marché. Mais c’est justement là que la doctrine libérale a échoué. La finance s’est vue incapable de s’organiser d’elle-même. Tous les mécanismes qu’elle a mis en oeuvre pour lubrifier les mécanismes du marché se sont révélés inefficaces à empêcher la survenue de soubresauts critiques. La finance a échoué dans sa mission de régulateur du marché.

La question qu’il se pose et de savoir quelle modèle économique nous voulons. Souhaitons nous un modèle ultra-performant mais impossible à maîtriser dans les virages, ou bien un mécanisme fiable malgré sa piètre performance. Malheureusement, aucun système économique ne peut se targuer d’une fiabilité sans faille, de la même façon qu’aucun système mathématique ne peut modéliser la complexité du monde réel avec une précision infinie. Il existera toujours des évènements impondérables. Dès lors, nous devons accepter une dose de risque. Ce qui est condamnable dans le système actuel n’est donc pas le risque intrinsèque qui le caractérise comme il en serait de n’importe quel autre système. Ce qui est condamnable, c’est son incapacité à réagir face à une situation critique, certes imprévisible mais palpable. Ce modèle n’a pas su faire la preuve de sa capacité d’adaptation comme l’exigerait les lois de l’évolution.

Cela signifie-t-il qu’il faut renoncer au libéralisme et à la finance ? Le problème ne se pose pas en ces termes selon moi. Comme je le disais, la finance est consubtantielle au capitalisme, renoncer à l’un nous amènerait à faire une croix sur tout ce que le capitalisme à apporté de progrès à notre société. Quand au libéralisme, soyons clair, il ne s’agit pas de dénoncer le libéralisme économique qui promeut avant tout la libre entreprise et la préemption de la loi de l’offre et de la demande. En revanche, ce qu’il convient de remettre en cause, c’est la liberté du secteur financier à s’auto-réguler, car c’est là que la finance a échoué.

Je ne prétends pas apporter de réponse divine à la crise actuelle, j’espère seulement avoir contribué constructivement à la réflexion que ne manque pas de provoquer la crise actuelle sur la place de la finance dans notre société.

Shake it lol

Les brevets logiciels sont-ils une bonne chose pour l’innovation ?

Aujourd’hui est déclaré journée mondiale contre les brevets logiciels par l’association Stop Software Patents.

La question qui se pose, en dehors de toute considération idéologique, est de savoir si les brevets logiciels favorisent réellement l’innovation ou plutôt créent une situation qui favorise les situations de rente. Les arguments sont nombreux d’un côté comme de l’autre. Je ne suis pas spécialiste de la question, mais une approche objective serait de faire le bilan de ce qui se passe aux Etats-Unis où les brevets logiciels sont reconnus depuis de nombreuses années. Je n’ai pas de chiffres sous la main, mais compte tenu du dynamisme du secteur informatique outre-atlantique, force est de constater que cela ne leur à pas porté préjudice. D’un autre côté, si on prend l’exemple de ce qui se passe dans l’univers Java, on constate que l’innovation provient essentiellement de la communauté open-source.

Je ne suis pas opposé idéologiquement aux brevets logiciels, je crois simplement que la durée de ceux-ci doit être adaptée à l’échelle de temps qui prévaut dans l’industrie informatique où les logiciels deviennent obsolètes au bout de cinq ans.

L’adresse de mon flux RSS a changé

Comme le titre l’indique, l’URL de mon flux RSS a changé. L’ancien flux est toujours valide, mais j’utilise dorénavant FeedBurner. Cela me permet de savoir combien de personnes suivent mon blog par l’intermédiaire de mon flux RSS. Une fonction bien pratique que je ne connaissais pas auparavant.

Pourquoi Google a-t-il développé son propre navigateur ?

Je reviens aujourd’hui sur la sortie du navigateur Chrome développé par Google. Cette sortie a fait beaucoup de bruit tant dans la blogosphère que dans les médias. Tristant Nitot pose la question pertinente de savoir pourquoi Google a développé son propre navigateur, alors que son coeur de métier est la recherche et la publicité en ligne et que par ailleurs Google entretient déjà un partenariat avec la fondation Mozilla qui développe le navigateur Firefox.

Selon Tristant Nitot, Google vise essentiellement à concurrencer le navigateur Internet Explorer, utilisé par 60% des internautes. Cette réponse est cohérente avec la stratégie marketing développée par Google. En effet, Google n’a pas ménagé ses efforts de vulgarisation en mettant a disposition du public une bande dessinée explicative. Le buzz a parfaitement fonctionné et a certainement touché au-delà de la sphère des early-adopter.

Mais en analysant ce qui constitue la véritable particularité de Chrome, à savoir sa vitesse d’exécution, il me vient une autre explication. Firefox est un produit qui a révolutionné le marché des navigateurs en introduisant de la concurrence là où Microsoft se contentait de ses acquis. Firefox était plus rapide, plus sûr, plus ergonomique qu’Internet Explorer, et surtout plus geek !! Seulement, j’ai constaté un certain flou dans l’avenir du petit panda roux. Avec la version 3.0, les équipes de Firefox, ont surtout mis l’accent sur l’aspect fonctionnel du navigateur, en particulier autour de l’historique de navigation. Or, comme je le répète souvent, la vision que Google se fait de l’informatique est celle d’une informatique distribuée dans laquelle le PC deviendrait un simple terminal d’accès au Web. Dans cette perspective, le navigateur se doit avant tout d’offrir un accès rapide et fiable aux services en ligne. Vouloir rajouter des fonctions au navigateur revient à se raccrocher à la vison archaïque de l’informatique de bureau dans laquelle le logiciel occupe une place centrale.

En développant Chrome, Google cherche à imposer sa vision de l’informatique de demain centrée sur les services plutôt que sur les logiciels. Ainsi a-t-il développé un navigateur minimaliste, conçu comme une porte d’accès au Web plutôt que comme un objet en soi. Nous voyons donc deux visions opposées, d’une part celle des navigateurs qui cherchent à améliorer l’expérience utilisateur en terme de navigation, et d’autre part celle de Google qui veut avant tout améliorer l’expérience utilisateur en terme d’accès aux services Web. Une différence subtile mais qui expliquerait peut-être pourquoi Google a développé son propre navigateur.

Google lance le navigateur Chrome

Confirmation d’anciennes rumeurs, Google a lancé un navigateur Web baptisé Chrome. Il est basé sur le moteur WebKit et intègre Google Gears. Ce lancement s’est fait le lendemain du renouvellement du contrat commercial qui lie Google à Firefox. On admirera la diplomatie de Google pour ne pas effrayer les équipes de Firefox.

Il est vraisemblable que Chrome s’inscrive dans une perspective de long terme où le PC deviendra un simple terminal d’accès au Web. Dans cette perspective, le navigateur jouera un rôle central et stratégique. Depuis Mozaïc, le navigateur a connu de nombreuses évolutions, dont certaines révolutionnaires, comme l’intégration de JavaScript ou de Flash. En se positionnant sur le marché des navigateurs, Google entend certainement jouer le rôle d’acteur et accentuer la concurrence et donc l’innovation.

Le nouveau delicious est arrivé

Pour ceux qui ne connaissent pas delicious, il s’agit d’un service de bookmark qui permet de sauvegarder ses Favoris sur le Web plutôt que sur le poste de travail. Cela permet d’accéder à ses Favoris à partir de n’importe quel terminal Web.

Le site était réputé pour sa sobriété, et même critiqué par certains utilisateurs comme devenu obsolète pour cette raison. Après avoir été annoncé maintes fois, le toilettage du site a enfin eu lieu. La nouvelle mise en forme met l’accent sur la fonction de recherche plutôt que sur le tagging, ce qui conviendra à ceux qui comme moi ont plusieurs centaines de tags, chose devenue pratiquement ingérable. C’est donc avec joie que j’accueille le nouveau delicious, d’autant que ce service et devenu pour moi absolument indispensable.

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